12/10/2010

Charles Michel est un long fleuve tranquille

Il n'y a sans doute rien de plus pénible pour un journaliste (si ce n'est mon sens aigu de leur médiocrité) que de devoir interviewer Charles Michel!

En effet, chaque fois que le MR veut envoyer un représentant du parti capable d'asséner sans trop réfléchir (certains diraient : "en débranchant ce qui lui sert de cerveau) la ligne du pari, c'est bébé petit Charles à son papa qui s'y colle. Faut dire qu'il a le chic pour tenir dix minutes sans reprendre sa respiration et enchaîner des phrases qui n'ont pas grand sens, mais dans lesquelles ils répètent une cinquantaine de fois quatre-cinq mots (dire qu'il s'agit d'idées serait exagéré) que papa Gros Louis lui a soufflés.

Ainsi pour l'instant, le mot d'ordre du MR, c'est de répéter à l'envi les expressions suivantes : le bloc de gauche des trois partis francophones, le sens du respect et le sens de l'état du MR, premier parti à Bruxelles (sans trop insister que c'est grâce à un sous-parti dont personne ne sait ce qu'il veut : le FDF), mauvaise méthode et agressivité   du PS (et il parvient à dire qu'un politicien est plus teigneux et agressif que Didje Reynders sans rie, il faut lui rendre hommage!!).

Pas moyen pour le journaliste de briser le flot continu de mots que Charles vomit de son ton monocorde pendant une dizaine de minutes. Et inutile de lui poser une question, puisque, quelle qu'elle soit, la réponse sera la même : le PS et ses deux satellites sont les méchants, qui veulent pas que le MR participe aux négociations, alors que si on en est, nous aurons tous du caviar dimanche prochain sur notre table...

Risible et ridicule ! Si on l'appelait RIRI?

09:05 Écrit par aldagor vous donne le micro. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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